Projet Comédie/Tragédie

Projet Comédie/Tragédie

Le théâtre de la Comédie déménage aux Eaux-vives et laisse ainsi vide le bâtiment du Boulevard des Philosophes. Une conseillère municipale a alors proposé que les lieux, propriété de la ville de Genève, soient confiés à une association de jeunes comme le Collectif Nocturne pour l’élaboration d’un projet culturel en lien avec la jeunesse. Dans cette idée, un groupe d’associations liées au milieu estudiantin, composé de l’AEL, de l’Association Comédie Musicale UNIGE (CoMu), de l’Association des Étudiant.e.s en Sciences Politiques et Relations Internationales (AESPRI), du Collectif Nocturne et de Lyoxa a élaboré un projet de reprise du lieu, et l’a proposé au Rectorat de l’UNIGE afin d’obtenir le soutien de l’Université. Un nouveau nom a été proposé, jouant sur le précédent : la Tragédie.

C’est alors un groupe de travail qui se met en place, composé des cinq associations susmentionnées, ainsi que de représentant.e.s du Rectorat et des Activités Culturelles de l’Université – ces deux instances ayant également réfléchi à un projet de reprise du bâtiment, qui avait, par la suite, été abandonné -, du Service des bâtiments de l’Université, et de quelques professeur.e.s. Le but : élaborer un dossier que le Rectorat pourrait soumettre à la ville. Ce dossier doit être finalisé en septembre.

Le projet est de faire du bâtiment un tiers-lieu culturel qui permette d’utiliser les espaces selon les besoins des différent.e.s usagères et usagers. Le lieu se prêterait à différents types d’activités. Ainsi, outre les propositions de représentations théâtrales, musicales, cinématographiques, ou de restauration, les créations d’un faclab et de résidences d’artistes sont envisagées. Plus d’informations sont disponibles sur le site du projet.

S’il aboutit, ce projet serait une belle victoire pour les étudiant.e.s, dans un contexte de précarité et de revendications grandissantes d’espaces estudiantins. En effet, situé à proximité du bâtiment des Bastions, d’Uni Mail, et à distance raisonnable de Sciences II, il pourrait devenir un véritable carrefour culturel estudiantin, de jour comme de nuit.

Articles de presse

  • Le 2 août 2018, un article est paru sur le projet dans la Tribune : [lien]